La course Greek Express

En cet été le plus pourri que les parisiens n’aient jamais connu, on avait envie de fermer les yeux très fort et de s’imaginer sur la plage, au soleil, à siroter un bon cocktail avec le bruit de fond des gosses qui piaillent des vagues. Plus encore, on avait envie de revivre avec vous notre périple dans les îles grecques et au passage vous raconter nos lifes parce que ça fait hyper longtemps qu’on ne l’a pas fait (et avouez que ça vous manque grave).

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C’était il y a 2 ans, on s’interrogeait sur notre prochaine destination : Mexique, Afrique du sud, Tanzanie… Ouiiiiii bien sûr ! Ça c’était avant de faire le compte de nos maigres économies (écono quoi ?) et de s’en remettre à la cruelle réalité. Alors on s’est rationalisées (l’argent ça ne pousse pas même planté dans un bon terreau, ça ne fait pas de petits non plus…) et on a envisagé des destinations moins lointaines, moins exotiques et surtout des destinations qui n’allaient pas vider notre PEL (plan épargne liberté).

Sophie me parle de la Grèce, un petit tour par la Fnac pour acheter le routard, un rapide passage chez Décathlon pour s’équiper en vraies campeuses professionnelles et on était prêtes pour s’aventurer/se perdre/s’émerveiller dans les cyclades ! Nos fidèles backpack sur le dos, direction Beauvais pour la première étape de notre périple : Brindisi. Charmante petite ville du Sud de l’Italie, où il fait bon vivre, et où la seule activité est de boire de bonnes bibittes rafraîchissantes et d’attendre le prochain ferry qui viendra vous sauver ! Première nuit de camping sauvage aussi, au milieu de ce qu’on croyait être un joli coin reclu de verdure au bord de la falaise avant de constater le lendemain au réveil (et après une nuit très agitée sous 800 000 degrès) que d’autres « campeurs » plus sauvages eux, avaient « oublié » de débarrasser leurs détritus. Le panorama de rêve s’était transformé en décharge publique mais il en fallait plus pour nous décourager.

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Après Brindisi, next stop Corfou puis le Pyrée pour le début de l’aventure cycladienne. Nous n’avions rien programmé ! On ne savait pas où on allait s’arrêter (c’est à peine si on découvrait le nom des îles) et on avait fait aucune réservation d’hôtels, de campings ou de chambres chez l’habitant. C’est ce qui nous plait : partir à  l’arrache, ne pas savoir où l’on va dormir, qui l’on va rencontrer, ce que l’on va manger. Ah si ! On a vite compris qu’on ne risquait pas de mourir de faim en Grèce. Il y a des gyros et des greek salad à chaque coin de rue et c’est pas du tout cher (2€ le gyros frite, 4€ la salade pleine d’huile trop bonne, attention ces tarifs ne sont pas valables pour Santorini ou tu payes ta bouteille d’eau plate 5€). Et puis ça laisse un souvenir sympa au retour : Madame Graisse et sa copine Cellulite bonjour ! Vous vous installez pour combien de temps ? Toute la vie ? Super, cool, uber cool.

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On a donc vogué d’îles en îles comme bon nous semblait pendant 3 semaines (oui oui 3 semaines et on ne s’est même pas entre tuées). Hormis une ou deux nuits passées sur la plage, on a plutôt eu de la chance pour trouver un hébergement (ça fourmille de pancarte camping et de chambres chez l’habitant aux sorties de bateaux). On s’est vraiment éclatées, on a bu de la grenadine à Syros (et a priori ça n’a eu aucun effet positif sur nos blagues), on a mangé du tzaziki hardcore en aïl à Tinos (un truc hyper violent qui vous contraint à ne plus ouvrir la bouche pendant 24h sans commettre de génocide), on s’est moquées des filles en plein ravalement de façade à Mykonos, on a cramé nos peaux de blanche neige à Naxos, on a dansé le sirtaki à Paros, on a fait la fête à Ios mais beaucoup moins que nos copains de tente qui allaient se coucher à 09h quand nous on partait se dorer la pilule, on s’est senties très seules à Sykinos (1 habitant au km2), on s’est trompées de quad en revenant de la plage à Santorini (et on a acheté un tisâpo aussi) et avant de rentrer on  Jennifer a laissé s’envoler des billets de ferry qu’on a du racheter. Un super voyage entre dus et de nombreuses anecdotes et de fou rires ! En un mot on a grave kiffey !

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{ Crédits : Ma Vie de Boheme }

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